J’ai peur d’être seule !

Après une séparation, il n’est pas rare d’être terrifié(e) à l’idée de se retrouver seul(e) et de devoir revoir tous nos plans en solo. « Mon dieu, comment je vais m’en sortir seul(e) », « Je suis incapable d’être seul(e) », « Je n’y arriverai jamais »

Certaines personnes ont peur de rester célibataire.

C’est l’anuptaphobie !

L’anuptaphobie désigne la crainte de rester célibataire

Elle se manifeste rarement en tant que phobie véritable mais certains comportements relationnels, comme la dépendance affective ou l’addiction sexuelle, peuvent être des signaux révélateurs d’une tendance à l’anuptaphobie.

Certaines personnes sont obsédées par la relation amoureuse, elles sont constamment à la recherche d’un idéal et veulent trouver l’amour à tout prix.

Cette personne aura tendance :

  • A se dénigrer
  • A se sentir nulle, incapable
  • A croire que personne ne voudra jamais d’elle
  • A se mettre en couple par défaut, seulement pour éviter la solitude
  • A entretenir des relations malsaines et toxiques

Comment peut-on affronter cette peur d’être célibataire après une séparation afin d’éviter ces situations problématiques ?

Le célibat après une relation amoureuse n’est-ce pas le moment opportun pour prendre du temps pour soi, pour redéfinir ses objectifs de vie et prendre soin de soi ?

Je vous propose quelques conseils pour dépasser cette peur.

COMPRENDRE L’ORIGINE DE CETTE PEUR

Qu’est-ce qui se cache derrière cette peur d’être célibataire ?

L’anuptaphobie provient de la peur de l’abandon. Cette peur peut venir de l’enfance, où l’enfant s’est senti abandonné ou privé dans les besoins qu’il avait.

Le masque social associé à cette blessure est celui du dépendant selon Lise Bourbeau, elle explique cela dans son livre intitulé les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même.

Les comportements pouvant être associés à cette blessure :

  • Besoin des autres
  • Tendance à dramatiser
  • Se mettre en position de victime
  • A fleur de peau
  • Se mettre dans des situations problématiques pour attirer l’attention des autres
  • Trouble du comportement alimentaire : la boulimie, se remplir de nourriture pour combler un vide
  • Accuser les autres de nous abandonner
  • Tendance à commencer quelque chose et à abandonner

Pour surmonter cela, il convient en premier lieu de prendre conscience de ces comportements, de s’observer.

AVOIR DES PENSEES CREATRICES

De plus, il faut apprendre à se responsabiliser et ce en pensant différemment.  La peur est le fruit de nos pensées. Si vous pensez que c’est terrifiant d’être célibataire alors vous allez être terrifié. Pour changer cette émotion négative, il faut changer les pensées vis-à-vis de cette situation qui est neutre.

Exemple, passer d’une pensée destructrice à une pensée constructrice :

« Le célibat c’est ennuyeux. » =} « Le célibat me permet d’être libre. », « Le célibat va me permettre de faire ce que j’aime. », « Le célibat va me permettre de faire une pause et d’apprendre à me connaître véritablement et à savoir qui je veux devenir. »

« Le célibat c’est triste. » =} « Le célibat me permet d’agrandir mes possibilités : voyager, rencontrer de nouvelles personnes, changer de ville. », « Le célibat me permet de retrouver des personnes que je n’ai pas vu depuis longtemps. »

« Je suis seul(e), je suis nulle. », =} « je suis seul(e) car je n’ai pas trouvé la bonne personne qui partage les mêmes valeurs que moi. »

Plus vous vous avez de pensées négatives face au fait d’être célibataire et plus vous allez générer des émotions négatives : doute, tristesse, colère, peine, stress. Ces émotions génèrent de la culpabilité, vous vous sentez coupable car vous ne vous croyez pas capable de vivre célibataire. Ces émotions négatives alimentent vos pensées négatives et renforcent l’idée selon laquelle vous n’êtes pas une personne aimable, vous avez une faible estime de vous.

Ces émotions négatives vont générer des actions négatives : inaction car doute, relation toxique, de peur d’être seul vous allez vous mettre en couple avec la première personne venue et ça ne se passera pas bien, ce qui viendra renforcer à nouveau votre manque de confiance en vous. C’est le même principe que la prophétie autoréalisatrice. Il est donc primordial de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide et ce en vous entrainant à adopter des pensées qui vous permettront de générer les résultats que vous désirez dans votre vie.

Mon favoris : L’écriture de vos pensées peut permettre de vous libérez de vos maux et de vos peurs. En écrivant vous prenez conscience de ce qui se cache derrière vos comportements, vos émotions et vos peurs notamment. Prendre conscience de cela est la première étape pour se libérer de vos peurs. Ecrire ce que vous ressentez va va ensuite vous permettre de prendre de la hauteur et ainsi trouver de nouvelles solutions pour dépasser cette peur d’être célibataire.

Si vous n’aimez pas écrire, vous pouvez parler à une personne de confiance, à un thérapeute pour enfin vous libérer de cette blessure. Dire ce que l’on ressent est salvateur.

L’OBESSION DU CELIBAT NOUS REND MALHEUREUX

Il est possible qu’à cause de vos expériences, vous ayez développé une certaine crainte de la solitude, que votre estime de vous-même soit très basse et que votre confiance en vous soit totalement éteinte.

Mais, désirer avoir un conjoint pour calmer tout cela n’est rien d’autre qu’essayer d’enfouir un problème sans trouver de solution.

La peur de rester célibataire nous rend malheureux, dans certains cas, pour échapper à cette situation la personne aura tendance à se plonger dans des relations toxiques.

Si vous ne savez pas être seul, demandez-vous : pourquoi est-ce que je veux un conjoint ?

La pression sociale peut également nous pousser à nous comparer aux couples heureux et à nous faire sentir moins bien car on est seul.

Plus vous allez vous concentrer sur le manque d’être en couple et plus vous allez attiser le manque. Je vous conseillerai de ne pas concentrer votre énergie sur le manque. Privilégié une énergie positive, d’abondance, de joie, de paix, de plaisir plutôt qu’une énergie négative, de besoin, de manque, de colère, de dévalorisation.

Ne rentrez pas dans ce cercle vicieux : le manque attire le manque, le négatif attire le négatif.

+ = +

Remettez le plaisir au cœur de votre vie !

PROFITER D’ETRE SEUL POUR PRENDRE SOIN DE SOI

Se retrouver seul après une séparation, c’est le moment de prendre soin de soi, de se connaître et de se poser les bonnes questions : qu’est-ce que je veux vraiment maintenant et demain ?

Qu’est-ce que je veux garder dans ma vie ? Qu’est-ce qui me plait ?

Qu’est-ce que je veux éliminer dans ma vie ? Qu’est-ce qui ne me plait plus ?

Qu’est-ce que je dois faire pour me sentir bien malgré la situation ?

Est-ce qu’il y a des choses que je peux améliorer dans ma vie ?

Vie professionnelle, projets personnels, loisirs, sport, relations amicales et familiales, argent ? : Où j’en suis aujourd’hui ? Si je pouvais réussir totalement dans ces domaines, à quoi ça ressemblerait ? Quelles émotions je ressentirais ? Quelles sont les actions que je devrais mettre en place pour améliorer ces domaines ?

Faire le point sur vos échecs, vos réussites, vos besoins et vos envies, ça n’est pas du temps perdu, au contraire cela vous permettra de ne pas réitérer les erreurs du passé qui vous on fait souffrir.

SE FAIRE CONFIANCE

La peur d’être célibataire peut provenir d’un manque de confiance en soi. Vous ne vous croyez pas capable de mener votre vie à bien en étant célibataire. C’est peut-être le moment de booster votre confiance en vous pour dépasser cette peur.

Pour avoir confiance en vous durablement, il convient de faire un travail sur vous, de connaître vos valeurs, vos besoins, vos blessures, vos peurs, vos envies. Ensuite, il faut accepter ce que vous trouvez, ce que vous ressentez. Pour se faire confiance, il convient d’accepter la personne que vous êtes et la personne que vous voulez devenir. Lorsque l’on est dans le déni, nous passons notre vie à fuir, à mettre des masques et à nous sentir mal. Se libérer de nos masques est la clé pour accepter notre vraie identité et avancer. Avancer c’est aussi sortir de sa zone de confort, aller plus loin, prendre un nouveau chemin, faire de nouvelles expériences. Le fait d’expérimenter de nouvelles choses que l’on pensait encore impossible hier, nous procure une grande dose de satisfaction personnelle et permet de booster un max notre confiance en nous.

Se connaître, accepter, avancer ==} la recette pour BOOSTER SA CONFIANCE EN SOI !

COMBLER SON BESOIN D’AMOUR PAR SOI-MEME

Un moyen de surmonter la peur d’être seul est d’apprendre à passer du temps avec soi-même, et à apprécier ce moment. Cela permettra de combler ce besoin d’amour par vous-même. Les personnes qui n’aiment pas passer du temps seul avec elle-même ont très certainement une faible estime d’elle-même et d’amour propre.

Pour combler ce besoin d’amour, il convient d’apprendre à se donner de l’attention à soi-même au lieu de l’attendre des autres.

Comment être bien dans son quotidien ?

Soignez votre maison, votre appartement, pour vous sentir bien chez vous.

Vous pouvez faire du tri, retirer les objets qui vous rappelle votre ancienne relation ou des souvenirs d’un passé douloureux.

Faire le tri permet de gagner de la place et de se débarrasser des choses inutiles qui encombre l’espace physique ainsi que l’espace mental.

Se donner de l’attention à soi-même c’est aussi réorganiser son quotidien pour partir sur de nouvelles bases : se lever plus tôt le matin pour faire des activités que l’on aime et dont on ne prend pas le temps habituellement : lire, écrire, marcher, courir, écouter des podcasts qui nous inspirent, jardiner, danser, chanter, nager, etc.

Reprenez les activités que vous avez abandonnées mais que vous aimiez tant. Faire ce qui nous passionne permet de nous libérez l’esprit, de dégager de l’espace mental, de nous rebooster, de développer sa créativité. Lorsque l’on fait une activité créative et passionnante, nous ressentons de très fortes hormones du plaisir. Donc amusez-vous !

Sur une échelle de 0 à 10, combien estimez-vous avoir peur d’être seul après une séparation ?

Avez-vous besoin d’aide pour surpasser cette peur du célibat ?

La réalité et le virtuel

Le réel est à différencier de la réalité. La réalité est l’environnement dans lequel nous évoluons. Elle est accessible par le sens et l’intelligence.

Tandis que le réel de la personne selon Lacan, c’est tout ce qui est inconscient, tout ce qui est pulsionnel. C’est ce qui est inconscient mais qui en même temps commande énormément nos comportements. Le réel est finalement la plupart du temps en opposition au conscient. Nous n’avons pas conscience de notre réel. Si nous avions l’occasion d’être devant notre inconscient nous serions probablement effarés.

Notre vie quotidienne est de plus en plus branchée sur des technologies capables de fabriquer une réalité virtuelle.

Les débats habituels autour de la virtualité s’intéressent bien souvent à la dépendance et à l’enfermement dans un monde parallèle avec la perte de contact avec la réalité.

Mais est-ce que la distinction entre la réalité et le virtuel n’est-elle pas illusoire ?

Chacun de nous vit dans son psychisme, avec sa propre vision, son expérience personnelle, ses mécanismes de défenses, ses opinions, de ce fait n’est-on pas déjà dans une fuite de la réalité en créant notre UNIQUE perception ? Autrement dit est-ce que nous ne sommes pas tout le temps dans notre virtuel à nous ?

Vous proposez le même film à 50 personnes, vous leur demandez ce qu’ils ont vu, vous aurez 50 interprétations et perceptions différentes. Il y aura autant d’interprétations que d’individus. Chacun de nous détient une perception différente en fonction de différents facteurs (son environnement, sa culture, son éducation, son vécu, ses mécanismes de défense, etc.)

Il n’y a pas de réalité, il y a que des réalités psychiques.

La question corollaire à cela c’est est-ce que l’usage de ce virtuel nous fait fuir la réalité ou est-ce l’inverse, nous utilisons le virtuel pour fuir notre réalité ?

Autrement dit, est-ce que le virtuel est une cause ou une conséquence de notre comportement ?

L’addiction au virtuel est-ce qu’elle est créée par l’usage ou est-ce qu’elle existait déjà et l’individu se jette sur ce qu’on lui propose ?

Je pense que l’addiction est là, la technologie la satisfait.

En effet, l’usage du virtuel est un moyen comme un autre de fuir notre réalité, le quotidien ou l’ennui, tout comme peut l’être aussi le sport, l’usage des stupéfiants, la consommation d’alcool, etc.

La différence c’est que certains usages sont plus valorisés que d’autres.

Selon moi, l’addiction est déjà là et l’usage du virtuel est un moyen de la rendre possible.

Passage à l’acte et jouissance immédiate 

Par ailleurs, dans le virtuel, nous pouvons passer à l’acte, chose impossible dans la réalité. L’usage du virtuel diminue donc la frustration. Donc est-ce que le virtuel n’est-il pas un exutoire de pulsions qui de toute façon sont là et qui sans ce virtuel ne pourraient pas s’exprimer ?

Il n’y pas d’autre option que le virtuel ou la réalité. 

Soit, nous sommes dans la réalité et nous ne pouvons pas satisfaire l’ensemble de nos pulsions, alors nous ressentons de la frustration, soit nous sommes dans le virtuel et nous pouvons satisfaire nos pulsions et dans ce cas tout va bien.

De nos jours, l’individu est en demande, il veut tout et tout de suite, la présence de l’objet est obligatoire, il faut la jouissance immédiate. Nous sommes dans une fixation orale. Le virtuel permet l’accès immédiat à l’objet et à la jouissance.

De plus, le virtuel est seulement la matérialisation de l’inconscient de l’individu. Les jeux vidéo par exemple sont créés par l’inconscient de certains individus.

La thérapie par exposition à la réalité virtuelle

La thérapie par exposition à la réalité virtuelle permet notamment à l’individu de passer à l’acte. Par exemple la thérapie par exposition à la réalité virtuelle permet graduellement à la personne de dépasser ses peurs, de passer à l’acte et de reprendre confiance en elle pour améliorer son bien-être. Une personne qui a peur de rentrer dans un ascenseur, avec la thérapie virtuelle elle peut y parvenir. Si elle y parvient dans le virtuel alors elle pourra y parvenir dans la réalité dans un second temps.

Si la personne parvient à dépasser sa peur dans le virtuel, psychiquement c’est la même chose dans la réalité, elle est dans le passage à l’acte. Le passage à l’acte dans le virtuel équivaut à un passage à l’acte dans la réalité. Ainsi la personne aura pris conscience qu’elle en est capable car elle l’a déjà fait.

Prenons l’exemple d’un dépressif, dont le symptôme principal est l’inaction, il ne parvient plus à passer à l’acte dans la réalité. S’il parvient par la réalité virtuelle à passer à l’acte, cela aura un effet positif sur son bien-être, il pourra prendre confiance.

Il a réussi à le faire, alors que le propre de la dépression c’est de ne plus parvenir à passer à l’acte.

La thérapie virtuelle a un impact psychique et physiologique, ce sont les mêmes émotions qui sont déclenchées dans le virtuel et dans la réalité. Ça déclenche les mêmes effets hormonaux.

Le cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et l’imaginaire.

Par exemple, les grands sportifs visualisent leur course avant une compétition, c’est un moyen d’améliorer leur performance le jour J.

C’est le même principe que l’hypnose. En séance avec mes consultants je leur raconte des histoires avec des messages subliminaux positifs pour que leur inconscient capte le positif et qu’ainsi leur situation puisse s’améliorer. Si je me raconte une histoire positive alors il va m’arriver des choses positives. Les pensées positives créent des émotions créatrices, ces mêmes émotions créatrices génèrent des actions positives et ainsi le résultat dans ma vie est positif. Le résultat final vient confirmer les pensées positives de base. C’est comme le principe de la prophétie autoréalisatrice.

L’inconscient est à l’origine du monde virtuel 

Nous baignons actuellement dans une fixation orale, c’est pourquoi le virtuel a pris une telle importance et que l’on passe autant de temps devant les écrans.

Le contenu du virtuel existe dans l’inconscient de l’humain. Ce n’est pas le virtuel qui crée l’inconscient mais c’est l’inconscient qui crée le virtuel.

De plus, le passage à l’acte virtuel ne permet-il pas d’abaisser la pulsion ?

Le passage à l’acte violent dans le virtuel n’a-t-il pas tendance à rabaisser la violence dans la réalité ?

Une fois que cet usage du virtuel est terminé, est-ce que ça pousse à passer à l’acte dans la réalité ou est-ce qu’au contraire à partir du moment où ça atténue la pulsion, le sujet n’a plus besoin de passer à l’acte dans la réalité ?

En effet, quelle que soit la pulsion, tant qu’il y a eu un passage à l’acte qui lui correspond derrière il n’y a plus de pulsion. Donc de cette façon le monde virtuel est un moyen de protéger la réalité et de libérer la personne en lui permettant la satisfaction de sa pulsion.

Que fait-on en thérapie ?

En thérapie, pour soulager un consultant, je l’aide à prendre conscience de qui il est et de ses pulsions. Maintenir ses pulsions inconsciemment, ça n’est pas une solution sur le long terme. Tôt ou tard, ça va exploser, c’est l’effet de la cocotte-minute !

Mieux vaut-il refouler sa pulsion ou la faire rejaillir ?

Reprenons l’exemple de la personne qui a peur de prendre l’ascenseur, si elle ne passe jamais à l’acte alors elle refoule sa pulsion et sa peur. Le fait de se sentir incapable de faire quelque chose, laisse place petit à petit à la culpabilité. « Je ne suis pas capable de, alors je culpabilise et je me sens de plus en plus mal alors je passe de moins en moins à l’action ». C’est un véritable cercle vicieux, c’est le serpent qui se mord la queue. L’inaction nourrit la culpabilité, qui elle-même nourrit l’inaction.

Alors que le passage à l’acte, c’est déjà un pas vers un mieux-être.

Cependant dans un second temps il faudra s’intéresser à l’origine du problème. Pourquoi est-ce que la personne ne parvient pas à prendre l’ascenseur ? La psychanalyse et l’hypnose SAJECE sont des méthodes qui permettent de trouver la cause profonde du problème. La thérapie virtuelle est un outil complémentaire qui permet à la personne de passer à l’acte. Si on ne soigne pas la cause profonde alors le sujet va utiliser un autre mécanisme de défense, il va seulement déplacer le problème. Il va changer d’objet phobique. Il n’aura peut-être plus peur de l’ascenseur mais il va se mettre à avoir peur de la voiture.

Toute production psychique est un mécanisme de défense.

Tout production psychique (phobie, dépression, somatisation, consommation d’alcool, séduction, consommation de stupéfiant, jeux vidéo) est un mécanisme de défense. Lorsqu’une personne projette son angoisse sur un ascenseur, ça devient une phobie, une peur, mais pour la personne c’est un mécanisme de défense. Le fait de trouver une cause à son angoisse, ça lui permet de réduire son mal-être.

Cas clinique, la dépression 

Dans le traitement de la dépression, il y a deux axes de travail :

  1. Découvrir l’origine profonde du problème : Pourquoi on en est arrivé là ?
  2. Remettre la personne en action

Dans la dépression, il y a une phobie, c’est le contact de l’autre qui fait peur, donc la personne ne fait plus rien, elle reste seule dans son lit.

La thérapie analytique va permettre à la personne de trouver le fond du problème, pourquoi est-ce que j’ai besoin de ce mécanisme de défense qu’est la dépression ? L’analyse va remonter de manière décroissante dans le passé de la personne. L’hypnose SAJECE va permettre avec le signaling d’aider la personne à retrouver la cause de son mal-être.

D’un autre côté, la thérapie virtuelle va permettre à la personne d’être en contact avec son objet phobique, c’est-à-dire être en contact avec l’autre. L’avantage de remettre la personne en contact avec son objet phobique, c’est que ça fait une première expérience réussie et narcissiquement c’est important. Remettre le pied à l’étrier c’est important dans ce cas, ça permet de contrecarrer le cercle vicieux : ne pas passer à l’acte, augmentation de la culpabilité, baisse de la confiance en soi et inaction, mal-être, etc.

« Il n’y a pas de réalité, il y a que des réalités psychiques ! Faisons davantage preuve de compréhension et d’amour envers les personnes qui nous entourent, car chacun de nous a sa propre perception des choses, de part son vécu, sa sensibilité. Chacun de nous est unique ! »

Ludivine Le Verne